passage d'un système à l'autre -suite-
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Les astrologues s'intoxiquaient avec la pratique de l'heure universelle. Croyant que dans l'espace le temps est similaire à celui de la sortie du métro de Paris ou de Moscou. Puis il se mirent à représenter les mouvements planétaires sur une roue unique découpée en 12 parties, les dodécatémories des signes contre lesquelles pestait en son temps Ptolémée à Alexandrie.
 
Temporel
le temps dans l'espace n'est pas immuable. Cela résulte des vitesses planétaires en km/seconde. Chaque planète dotée du mouvement sidéral fait le tour de son orbitre à des vitesses différentes. Des astrologues observateurs déduisèrent l'observation des orbes, allant jusqu'à 10 ou 12°. Comme par exemple Dan Martin qui donnait pour une conjonction 6° d'orbe avant et 6° après. Faites le total 12° pour une conjonction. Car 6° n'est qu'un chiffre d'ancrage. En fait c'est parfois beaucoup plus que cela. Pour s'en rendre compte il faut lire les éphémérides astronomiques. En ce sens Blaise de Pagan avait raison de soutenir au 17ème siècle que l'imprimerie causa la perte de l'astrologie en uniformisant les modes de pensée. Les éphémérides actuelles en temps universel sont fausses car le temps à plus de 50kms de la terre n'est plus l'heure légale GMT de greenwich village en Angleterre. Vous vous en rendez compte avec le GPS et les satellites mis en place pour localiser un individu sur terre notamment. Il convient donc de revoir la notion de repère temporel.
 
Spatial
Les cartes des astrologues adoptèrent dès 1920 la forme du panneau routier rond. Autour duquel ils positionnent les planètes. Une erreur de représentation car il faut dessiner autant d'orbites que de planètes autour du Soleil. Ce qui pose problème graphiquement pour en rendre compte.
 
carte du 26/12/2019 en distances UA
(unité astronomique 150 millions de kms)
 
Cette carte est moins visuelle que le ciel simplifié des astrologues. En Bleu l'orbitre de la Terre, en rouge Mars.
 
Les ancres
Paul Couderc auteur du premier que sais-je de l'astrologie écrivait que mars à raison de ce nom n'était pas une planète guerrière. Il dénonçait l'usage des ancrages sans le savoir très usité par les astrologues. En effet il n'est pas prouvé à ce jour que mercure signe l'intelligence et vénus la beauté. Ces noms d'anciens dieux dénoncés par Charles de Condren dans son rapport à Richelieu sur l'astrologie constituent des effets d'ancrage psychologique. D'ailleurs à ce jour la philosophie de Charles de Condren n'est pas refutée en la matière, alors qu'il est l'auteur du seul rapport officiel sur l'astrologie en exposant que les planètes sont dépourvues d'effet psychique. Un tour de force de la théologie du Moyen Age, non dépassée. Y compris par Morin de Villefranche son contemporain. Bref les outils classiques de l'astrologie sont à repenser. Le temps, les cartes et les symbolismes en s'écartant des croyances primitives. De nos jours la Lune sert de support à beaucoup de prévisions d'oracles. Nous avons oublié qu'à Ephèse la Lune était l'objet d'immolations humaines sanglantes. Les démons dénoncés par Charles de Condren. Oublis des époques et des générations. Comme chez les incas.
 
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Appeca 29/O1/2020